J'écoutais la radio ce matin et ça m'a frappé...
C'est pas un peu bizarre, cette façon qu'ont les médias de rapporter les résultats d'une élection?
«Le parti X a réussi à arracher le comté Y des mains du parti Z...»
C'est une élection; ne devrait-on pas plutôt dire:
«C'est au parti X que les citoyens du comté Y ont décidé d'accorder un mandat...» ????
Nous somme en démocratie: le pouvoir au peuple. Or, lorsque le peuple a voté, donc pris une décision, publiquement on renvoie son geste à la lutte entre les partis comme si la guéguerre entre eux avait plus d'importance. Comme si, si le parti X a gagné l'élection, ce n'est que parce qu'il est formé de gens forts, influents et charismatiques qui ont réussi à «gagner» des votes, à «gagner» la confiance des gens, et non en tout premier lieu parce que les gens veulent que se concrétise ce en quoi ce parti dit se représenter...
Pourquoi?
Pourquoi on ne renvoie pas, en information publique, le regard des gens sur leurs décisions? Pourquoi préfère-t-on donner la tribune à des politiciens qui n'offrent que de belles phrases dépourvues de sens? Pourquoi accorde-t-on autant d'importance au vide?
C'est Gil Courtemanche à Tout le monde en parle qui a dit, dimanche dernier que ce n'est pas l'attitude de la race humaine en temps de guerre qui le rend cynique, mais plutôt la télévision, qui elle, donne un angle bien précis à l'information qu'elle en fait.
C'est bien dit...
Parce que, ça doit avoir un impact sur le faible taux de participation aux élections, toute cette pseudo-information, non?
De se faire dire pendant toute la période électorale et post-électorale que untel va «voler la victoire» à l'autre et que l'autre est fâ-fâché contre unetelle parce qu'elle change de camp et que l'autre tel de l'autre parti a pas fait ci et a pas fait ça, mais que finalement on sait jamais ce que lui-même va faire s'il est élu...
De se faire raconter toutes leurs petites histoires et leurs petits potins de chicanes de partis, de les observer se regarder le nombril dans leurs grosse bulle perméable à l'évolution, au lieu d'avoir des vraies informations sur des nouvelles idées, des programmes, des projets et l'application des promesses électorales...
Un moment donné, je comprends que ça tappe sur le système des personnes qui vivent dans la vraie vie, ça.
mardi 10 novembre 2009
samedi 31 octobre 2009
This is it.
Je sais, je sais, Michael Jackson est mort et enterré, et la plupart des gens ont arrêté d'être fan lorsque leur adolescence s'est pointée.
Mais personnellement, il n'a jamais cessé de m'intéresser.
Je trouve, somme toute, que c'est un artiste qui a su se renouveler au fil des années, malgré le défi colossal que représentait briser son propre record. Je trouve qu'il avait quelque chose de bien spécial et ce n'est sûrement pas un pur hasard que les enfants à la maison sont aussi des fans, eux qui n'ont rien connu de la folie Jackson. La musique qu'ils réclament le plus souvent, avec celle de Mika, c'est celle de Michael Jackson. Pourtant, notre discothèque à la maison s'étend à environ 800 disques compacts et 200 vinyls, donc ils ont plus que le choix ici en matière de musique... C'est donc dire que Mika et Michael Jackson ont quelque chose en commun. Parce que des enfants de cet âge (4-6 et 8 ans) ne font pas encore des choix liés à la popularité d'un artiste. Leurs choix sont motivés par autre chose. Et moi je pense que pour des enfants, ça part des trippes!!
Je pense que cet attrait quasi-universel pour Jackson (et celui des enfants pour Mika) en est un de créativité sensorielle et d'expression de soi. Michael avait une façon de danser et de composer des chansons qui inspiraient une séance de sauts sur le lit, défoulement solitaire de l'enfance qui nous habite tous. Danser tout seul dans sa chambre en sautant sur le lit (en cachette, bien entendu!!), quel enfant n'a pas fait ça? L'enfant qui écoute la musique et qui transforme la sensation qu'elle lui provoque en mouvements du corps ne réfléchit pas à ce dont il a l'air. Il capte, comme une antenne, des ondes de courant créatif et réagit spontanément. Lorsqu'on regarde Michael danser, on peut sentir qu'il était dans cette «bulle», dans cet état de spontanéité, même devant des millions de personnes.
Je pense que c'est comme ça que Michael Jackson a travaillé toute sa vie. Il ne calculait rien, puisqu'il n'a jamais «appris un métier», mais qu'il a plutôt absorbé, qu'il s'est imprégné de l'effervescence créatrice qui gravitait autour de lui très très jeune et n'a jamais cessé de la reconnaître lorsqu'elle se présentait à lui. Il était réceptif à cette énergie et a toujours ouvertement affirmé que le contact avec les enfants l'aidait à trouver l'inspiration.
J'entends déjà certaines personnes marmonner que justement, il aimait peut-être «un peu trop» les enfants, sous-entendant que malgré un verdict de non-culpabilité sur tous les chefs d'accusation, il était peut-être coupable après tout.
J'ai vraiment beaucoup lu sur le sujet.
J'ai même lu le transcript du procès au complet.
Et indépendamment de mon admiration sans bornes pour son travail, si j'avais fait partie du jury, je l'aurais aussi prononcé non-coupable. Quand on constate tous les faits, les preuves parlent d'elles-mêmes. Aucun doute qu'il n'a jamais touché ces enfants.
Voici donc ce que je pense de ce qu'on pourrait appeler son «obsession» pour les enfants:
J'imagine qu'à un certain moment de sa vie où il s'est trouvé confronté à l'obligation de s'assumer en tant qu'adulte, il a eu très peur de perdre cette connection qu'il avait avec cette énergie via l'innocence de l'enfance. Comme il ne connaissait aucune autre façon de faire la seule chose qu'il savait faire, c'est à dire créer, que par cet instinct très primaire, il a donc longtemps voulu «rester un enfant». C'est pourquoi il s'est soudainement mis à s'entourer d'enfants. Je crois qu'il essayait de comprendre comment continuer à penser comme un enfant, et croyait qu'en étant constamment en leur compagnie, il n'aurait d'autre choix que de penser comme eux. Un peu comme pour bien apprendre une nouvelle langue il faut être plongé dans la culture de cette langue en tout temps pendant une certaine période, il a voulu appliquer ce même principe avec la structure de pensée et l'instinct de l'enfance.
Mais, on doit tous grandir, et la vie l'a forcé à voir le monde tel qu'il est vraiment: très dur. Ce n'est donc qu'après ce procès qu'il a pris une certaine maturité et qu'il a pris du temps pour se construire en tant qu'adulte responsable. Puis, il a décidé de faire une dernière série de spectacles. Peut-être par soucis d'argent; c'est ce qu'on fait quand on est responsable, on s'occupe de ses dettes et on travaille en conséquence. Il a pris sa vie en main, je pense, et ces spectacles étaient un beau symbole de la maturité qu'il avait pris dans ces années post-procès.
«This is it» est un documentaire sobre et purement démonstratif. C'est structuré de la même façon que l'aurait été un «making of» du dernier spectacle de sa carrière auquel il mettait la touche finale en répétition lorsqu'il est soudainement décédé.
C'est très touchant de le voir à l'oeuvre, satisfait et visiblement heureux de travailler. C'est aussi très touchant de constater à quel point, même à l'aube de ses 50 ans, il n'avait rien, mais vraiment RIEN perdu de ses immenses talents; il dansait, chantait, criait et s'amusait comme s'il avait encore 20 ans. Aucun lipsync en répétition; il danse et tient la voix pendant qu'il saute et court partout! Non seulement il chante tout, mais parfois il s'emporte même dans des envolées vocales auxquelles il n'est pas supposé se laisser aller, pour préserver sa voix et la déployer plutôt durant les vrais spectacles.
En parfait contrôle de la direction artistique de toutes les sphères de ce spectacle qui aurait été, soit dit en passant, grandiose et époustouflant, il dirige ses collaborateurs avec tact sans compromettre un seul détail. Il sait ce qu'il veut, comment il le veut et réclame des résultats optimaux dans un grand respect des difficultés de tous.
Comme sa mort est arrivée si soudainement, et pour seule désolante cause l'insomnie, ça m'a bouleversée de le voir si rayonnant, si souriant, si à l'aise, si en forme.
J'aurais vraiment aimé voir ce spectacle, ficelé, rodé, prêt.
Mais personnellement, il n'a jamais cessé de m'intéresser.
Je trouve, somme toute, que c'est un artiste qui a su se renouveler au fil des années, malgré le défi colossal que représentait briser son propre record. Je trouve qu'il avait quelque chose de bien spécial et ce n'est sûrement pas un pur hasard que les enfants à la maison sont aussi des fans, eux qui n'ont rien connu de la folie Jackson. La musique qu'ils réclament le plus souvent, avec celle de Mika, c'est celle de Michael Jackson. Pourtant, notre discothèque à la maison s'étend à environ 800 disques compacts et 200 vinyls, donc ils ont plus que le choix ici en matière de musique... C'est donc dire que Mika et Michael Jackson ont quelque chose en commun. Parce que des enfants de cet âge (4-6 et 8 ans) ne font pas encore des choix liés à la popularité d'un artiste. Leurs choix sont motivés par autre chose. Et moi je pense que pour des enfants, ça part des trippes!!
Je pense que cet attrait quasi-universel pour Jackson (et celui des enfants pour Mika) en est un de créativité sensorielle et d'expression de soi. Michael avait une façon de danser et de composer des chansons qui inspiraient une séance de sauts sur le lit, défoulement solitaire de l'enfance qui nous habite tous. Danser tout seul dans sa chambre en sautant sur le lit (en cachette, bien entendu!!), quel enfant n'a pas fait ça? L'enfant qui écoute la musique et qui transforme la sensation qu'elle lui provoque en mouvements du corps ne réfléchit pas à ce dont il a l'air. Il capte, comme une antenne, des ondes de courant créatif et réagit spontanément. Lorsqu'on regarde Michael danser, on peut sentir qu'il était dans cette «bulle», dans cet état de spontanéité, même devant des millions de personnes.
Je pense que c'est comme ça que Michael Jackson a travaillé toute sa vie. Il ne calculait rien, puisqu'il n'a jamais «appris un métier», mais qu'il a plutôt absorbé, qu'il s'est imprégné de l'effervescence créatrice qui gravitait autour de lui très très jeune et n'a jamais cessé de la reconnaître lorsqu'elle se présentait à lui. Il était réceptif à cette énergie et a toujours ouvertement affirmé que le contact avec les enfants l'aidait à trouver l'inspiration.
J'entends déjà certaines personnes marmonner que justement, il aimait peut-être «un peu trop» les enfants, sous-entendant que malgré un verdict de non-culpabilité sur tous les chefs d'accusation, il était peut-être coupable après tout.
J'ai vraiment beaucoup lu sur le sujet.
J'ai même lu le transcript du procès au complet.
Et indépendamment de mon admiration sans bornes pour son travail, si j'avais fait partie du jury, je l'aurais aussi prononcé non-coupable. Quand on constate tous les faits, les preuves parlent d'elles-mêmes. Aucun doute qu'il n'a jamais touché ces enfants.
Voici donc ce que je pense de ce qu'on pourrait appeler son «obsession» pour les enfants:
J'imagine qu'à un certain moment de sa vie où il s'est trouvé confronté à l'obligation de s'assumer en tant qu'adulte, il a eu très peur de perdre cette connection qu'il avait avec cette énergie via l'innocence de l'enfance. Comme il ne connaissait aucune autre façon de faire la seule chose qu'il savait faire, c'est à dire créer, que par cet instinct très primaire, il a donc longtemps voulu «rester un enfant». C'est pourquoi il s'est soudainement mis à s'entourer d'enfants. Je crois qu'il essayait de comprendre comment continuer à penser comme un enfant, et croyait qu'en étant constamment en leur compagnie, il n'aurait d'autre choix que de penser comme eux. Un peu comme pour bien apprendre une nouvelle langue il faut être plongé dans la culture de cette langue en tout temps pendant une certaine période, il a voulu appliquer ce même principe avec la structure de pensée et l'instinct de l'enfance.
Mais, on doit tous grandir, et la vie l'a forcé à voir le monde tel qu'il est vraiment: très dur. Ce n'est donc qu'après ce procès qu'il a pris une certaine maturité et qu'il a pris du temps pour se construire en tant qu'adulte responsable. Puis, il a décidé de faire une dernière série de spectacles. Peut-être par soucis d'argent; c'est ce qu'on fait quand on est responsable, on s'occupe de ses dettes et on travaille en conséquence. Il a pris sa vie en main, je pense, et ces spectacles étaient un beau symbole de la maturité qu'il avait pris dans ces années post-procès.
«This is it» est un documentaire sobre et purement démonstratif. C'est structuré de la même façon que l'aurait été un «making of» du dernier spectacle de sa carrière auquel il mettait la touche finale en répétition lorsqu'il est soudainement décédé.
C'est très touchant de le voir à l'oeuvre, satisfait et visiblement heureux de travailler. C'est aussi très touchant de constater à quel point, même à l'aube de ses 50 ans, il n'avait rien, mais vraiment RIEN perdu de ses immenses talents; il dansait, chantait, criait et s'amusait comme s'il avait encore 20 ans. Aucun lipsync en répétition; il danse et tient la voix pendant qu'il saute et court partout! Non seulement il chante tout, mais parfois il s'emporte même dans des envolées vocales auxquelles il n'est pas supposé se laisser aller, pour préserver sa voix et la déployer plutôt durant les vrais spectacles.
En parfait contrôle de la direction artistique de toutes les sphères de ce spectacle qui aurait été, soit dit en passant, grandiose et époustouflant, il dirige ses collaborateurs avec tact sans compromettre un seul détail. Il sait ce qu'il veut, comment il le veut et réclame des résultats optimaux dans un grand respect des difficultés de tous.
Comme sa mort est arrivée si soudainement, et pour seule désolante cause l'insomnie, ça m'a bouleversée de le voir si rayonnant, si souriant, si à l'aise, si en forme.
J'aurais vraiment aimé voir ce spectacle, ficelé, rodé, prêt.
samedi 3 octobre 2009
1981, Ricardo Trogi.
Je suis allée voir 1981 et c'était vraiment un très bon moment. Très touchant, très drôle et franchement très juste.
Avoir 11-12 ans, c'est passer de l'enfance à l'adolescence et c'est une très courte période où on découvre soudainement que la vie est beaucoup plus complexe qu'on le pensait. Tout à coup, il faut s'ajuster: l'amour par exemple, de toute nature, se complique à cet âge. On tombe en amour avec le sexe opposé, on n'aime plus ses parents de la même façon, on leur découvre des défauts qu'on n'aurait jamais soupçonné, on commence à ressentir l'amitié plus profondément, on découvre les véritables avantages et conséquences du mensonge et de la tromperie, on en expérimente toutes les nouvelles émotions, tout se mêle et on a alors de la difficulté à rester connecté à la personne qu'on savait être il y a deux, trois, six mois...
Dans 1981, on arrive très bien à exposer cette période de façon réaliste, et lorsqu'on s'identifie à l'époque en plus, c'est un petit bonus de souvenirs!
J'écoutais récemment un documentaire sur l'écriture de la série «Seinfeld», et les scripteurs invités expliquaient comment Larry David et Jerry Seinfeld avaient un sens aiguisé pour reconnaître ce qui allait être drôle ou pas dans tout le matériel écrit qu'ils leurs soumettaient. Larry raconte plus tard que ce n'était pas un instinct de ce qui est drôle ou pas qui le conduisait vers la décision d'accepter ou pas telle ou telle blague dans un scénario, mais bien plutôt d'arriver à déceler s'il y avait du «vrai» dans ce qu'on y racontait. En partant de l'idée que tout au fond de chaque être humain sommeille les mêmes désirs secrets, les mêmes envies refoulées ou les mêmes pensées non-exprimées, il suffisait pour lui de ne retenir que les idées de cette nature et de les faire ressortir par l'écriture dans des situations où elles seraient totalement exposées. C'est comme ça qu'il savait si quelque chose allait non seulement être drôle, mais que ça allait être drôle pour beaucoup, beaucoup de gens.
Trogi, je pense, a compris ça; il a cette manie d'aller puiser dans la véritable nature humaine, de la mettre à nu dans le cadre de la vie d'une personne et d'ensuite exposer cette personne dans toute sa vulnérabilité. Ce qui en ressort est un humour viscéral et un récit qui touchera toute personne qui demeure intègre face à elle-même.
Ce qui est fondamentalement vrai pour quelqu'un ne peut pas se transformer en une oeuvre qui ne touche personne.
Avoir 11-12 ans, c'est passer de l'enfance à l'adolescence et c'est une très courte période où on découvre soudainement que la vie est beaucoup plus complexe qu'on le pensait. Tout à coup, il faut s'ajuster: l'amour par exemple, de toute nature, se complique à cet âge. On tombe en amour avec le sexe opposé, on n'aime plus ses parents de la même façon, on leur découvre des défauts qu'on n'aurait jamais soupçonné, on commence à ressentir l'amitié plus profondément, on découvre les véritables avantages et conséquences du mensonge et de la tromperie, on en expérimente toutes les nouvelles émotions, tout se mêle et on a alors de la difficulté à rester connecté à la personne qu'on savait être il y a deux, trois, six mois...
Dans 1981, on arrive très bien à exposer cette période de façon réaliste, et lorsqu'on s'identifie à l'époque en plus, c'est un petit bonus de souvenirs!
J'écoutais récemment un documentaire sur l'écriture de la série «Seinfeld», et les scripteurs invités expliquaient comment Larry David et Jerry Seinfeld avaient un sens aiguisé pour reconnaître ce qui allait être drôle ou pas dans tout le matériel écrit qu'ils leurs soumettaient. Larry raconte plus tard que ce n'était pas un instinct de ce qui est drôle ou pas qui le conduisait vers la décision d'accepter ou pas telle ou telle blague dans un scénario, mais bien plutôt d'arriver à déceler s'il y avait du «vrai» dans ce qu'on y racontait. En partant de l'idée que tout au fond de chaque être humain sommeille les mêmes désirs secrets, les mêmes envies refoulées ou les mêmes pensées non-exprimées, il suffisait pour lui de ne retenir que les idées de cette nature et de les faire ressortir par l'écriture dans des situations où elles seraient totalement exposées. C'est comme ça qu'il savait si quelque chose allait non seulement être drôle, mais que ça allait être drôle pour beaucoup, beaucoup de gens.
Trogi, je pense, a compris ça; il a cette manie d'aller puiser dans la véritable nature humaine, de la mettre à nu dans le cadre de la vie d'une personne et d'ensuite exposer cette personne dans toute sa vulnérabilité. Ce qui en ressort est un humour viscéral et un récit qui touchera toute personne qui demeure intègre face à elle-même.
Ce qui est fondamentalement vrai pour quelqu'un ne peut pas se transformer en une oeuvre qui ne touche personne.
vendredi 21 août 2009
District 9
Wow, un film complètement indépendant, donc avec la liberté d'inventer n'importe quoi, de véritablement explorer le scénario sans restrictions, sans obligation d'être «politically correct», et avec un souci du détail esthétique digne d'un concepteur de jeux vidéos, produit par nul autre que le grand maître du Seigneur des anneaux: Peter Jackson. C'est un chef-d'oeuvre, tant au niveau artistique que philosophique, à mon sens.
Je ne suis pas comme ma super-collègue spoiler, donc je ne vous donnerai aucun détail concernant l'intrigue. Tout ce que je vous dirai là-dessus, c'est qu'à prime abord, l'intrigue est assez ordinaire. Rien de bien nouveau; là où les choses deviennent intéressantes, c'est dans le traitement.
Par exemple, dans ce film, les extra-terrestres n'ont pas atterri «à New York, au-dessus de Wall street pour voler tout leur beau cash à nos super-héros américains qui vont s'occuper de ces bestioles et sauver la planète de l'extermination dont les humains sont devenus victimes», là.
Non, ils ont atterri en Afrique du Sud.
Là où on a traité les noirs majoritaires comme de la vermine et où on les a étiquetés comme «non-blancs» pendant des décennies, là où on a connu l'Apartheid, là où mieux que quiconque sur cette planète on a connu les effets de l'exclusion et du racisme, et les conséquences de replier un groupe sur lui-même en lui inculquant que le reste du monde est indifférent à sa cause. C'est frappant de voir un groupe opprimé pendant tant d'années refaire la même chose dont il a été victime à un autre groupe. C'est un cycle de victime, très «humain», et bon, c'est juste un film et au niveau de l'intrigue, ce n'est qu'un détail insignifiant, mais ça apporte un support énorme à la charge sociologique du film.
J'ai lu plusieurs articles à propos de ce film et tous ne s'entendent pas sur les intentions du réalisateur, Neill Blomkamp, à avoir voulu ou non faire un parallèle avec l'Apartheid, ou enfin, la situation politique que l'Afrique du sud a subi très longtemps. Mais, je considère quand même un drôle de hasard, compte tenu qu'il est lui-même originaire d'Afrique du sud, que la situation dans ce film soit si près de ce qu'a pu être un jour la réalité en Afrique du sud, et aussi de ce qui est encore la réalité dans plusieurs pays du tiers-monde...
J'aime l'implication sociale qu'on a donné à ce film, j'aime que ce ne soit pas qu'une histoire d'horreur où les extra-terrestres sont venus ici pour nous manger, ou qu'une histoire de guerre où on chasse des méchantes bibittes qui sont ici uniquement pour nous exterminer et voler nos ressources.
J'aime qu'on tourne le fer dans la plaie de la bêtise humaine, puisque nous sommes si souvent si cons, et qu'on effleure au passage la notion de pardon. J'aime qu'enfin on nous mette en pleine face un scénario équilibré, c'est à dire que bien que ce ne soit qu'un film et que oui, on veut aussi nous faire passer un bon moment divertissant devant l'écran, on ne néglige pas l'intrigue au profit du sensationnalisme.
Oui, il y a des explosions, des guns et du sang, mais ici rien de tout ça n'est gratuit. L'humain est un être avec un large spectre de réactions et de sentiments, et sa violence est bien réelle; il lui arrive d'être très destructeur dans sa quête de pouvoir.
L'humain et sa nature sont le noyau central de cette oeuvre et je crois que c'est pour cette raison que ce film m'a tant plu.
Ah, et en passant, je suis allée le voir au cinéma Scotia en présentation HD; c'était ma première expérience HD en salle régulière (pas IMAX), et j'avoue que franchement, c'est un gros gros plus.
Je ne suis pas comme ma super-collègue spoiler, donc je ne vous donnerai aucun détail concernant l'intrigue. Tout ce que je vous dirai là-dessus, c'est qu'à prime abord, l'intrigue est assez ordinaire. Rien de bien nouveau; là où les choses deviennent intéressantes, c'est dans le traitement.
Par exemple, dans ce film, les extra-terrestres n'ont pas atterri «à New York, au-dessus de Wall street pour voler tout leur beau cash à nos super-héros américains qui vont s'occuper de ces bestioles et sauver la planète de l'extermination dont les humains sont devenus victimes», là.
Non, ils ont atterri en Afrique du Sud.
Là où on a traité les noirs majoritaires comme de la vermine et où on les a étiquetés comme «non-blancs» pendant des décennies, là où on a connu l'Apartheid, là où mieux que quiconque sur cette planète on a connu les effets de l'exclusion et du racisme, et les conséquences de replier un groupe sur lui-même en lui inculquant que le reste du monde est indifférent à sa cause. C'est frappant de voir un groupe opprimé pendant tant d'années refaire la même chose dont il a été victime à un autre groupe. C'est un cycle de victime, très «humain», et bon, c'est juste un film et au niveau de l'intrigue, ce n'est qu'un détail insignifiant, mais ça apporte un support énorme à la charge sociologique du film.
J'ai lu plusieurs articles à propos de ce film et tous ne s'entendent pas sur les intentions du réalisateur, Neill Blomkamp, à avoir voulu ou non faire un parallèle avec l'Apartheid, ou enfin, la situation politique que l'Afrique du sud a subi très longtemps. Mais, je considère quand même un drôle de hasard, compte tenu qu'il est lui-même originaire d'Afrique du sud, que la situation dans ce film soit si près de ce qu'a pu être un jour la réalité en Afrique du sud, et aussi de ce qui est encore la réalité dans plusieurs pays du tiers-monde...
J'aime l'implication sociale qu'on a donné à ce film, j'aime que ce ne soit pas qu'une histoire d'horreur où les extra-terrestres sont venus ici pour nous manger, ou qu'une histoire de guerre où on chasse des méchantes bibittes qui sont ici uniquement pour nous exterminer et voler nos ressources.
J'aime qu'on tourne le fer dans la plaie de la bêtise humaine, puisque nous sommes si souvent si cons, et qu'on effleure au passage la notion de pardon. J'aime qu'enfin on nous mette en pleine face un scénario équilibré, c'est à dire que bien que ce ne soit qu'un film et que oui, on veut aussi nous faire passer un bon moment divertissant devant l'écran, on ne néglige pas l'intrigue au profit du sensationnalisme.
Oui, il y a des explosions, des guns et du sang, mais ici rien de tout ça n'est gratuit. L'humain est un être avec un large spectre de réactions et de sentiments, et sa violence est bien réelle; il lui arrive d'être très destructeur dans sa quête de pouvoir.
L'humain et sa nature sont le noyau central de cette oeuvre et je crois que c'est pour cette raison que ce film m'a tant plu.
Ah, et en passant, je suis allée le voir au cinéma Scotia en présentation HD; c'était ma première expérience HD en salle régulière (pas IMAX), et j'avoue que franchement, c'est un gros gros plus.
jeudi 13 août 2009
Les spoilers......
Je suis sans mot devant l'attitude d'une personne de mon entourage...
Je discute d'un film avec une personne qui l'a aussi vu et, comme c'est une histoire qui aura éventuellement une suite et que le film se termine sur une note mystérieuse, nous nous amusons à spéculer sur la tournure des prochains épisodes.
C'est à ce moment qu'une autre personne se joint à la conversation simplement pour nous dire qu'elle connaît déjà la réponse à toutes nos curiosités, dont une en particulier: celle de la mort d'un personnage important. Sans crier gare, elle introduit le carnage de notre plaisir en nous avertissant qu'elle va nous faire de la peine et PAF! Elle nous gâche tout en nous dévoilant l'indévoilable.
J'ai écrit plus haut que je suis sans mot, mais en fait, il y en a un qui me tourne dans la tête depuis que c'est arrivé: POURQUOI?????????????????? ?
Je ne comprends pas.
Je discute d'un film avec une personne qui l'a aussi vu et, comme c'est une histoire qui aura éventuellement une suite et que le film se termine sur une note mystérieuse, nous nous amusons à spéculer sur la tournure des prochains épisodes.
C'est à ce moment qu'une autre personne se joint à la conversation simplement pour nous dire qu'elle connaît déjà la réponse à toutes nos curiosités, dont une en particulier: celle de la mort d'un personnage important. Sans crier gare, elle introduit le carnage de notre plaisir en nous avertissant qu'elle va nous faire de la peine et PAF! Elle nous gâche tout en nous dévoilant l'indévoilable.
J'ai écrit plus haut que je suis sans mot, mais en fait, il y en a un qui me tourne dans la tête depuis que c'est arrivé: POURQUOI??????????????????
Je ne comprends pas.
dimanche 19 octobre 2008
J'comprendrai jamais...John McCain.
Le 15 octobre 2008: le troisième débat télévisé entre John McCain et Barack Obama a eu lieu.
À la fin de ce débat, une chaîne américaine présentait l'avis de simples citoyens, encore indécis avant le début du débat. L'animatrice leur demandait tout d'abord lequel des deux candidats ils considéraient être le grand gagnant de ce débat. Et, à ma grande surprise, on répondait à tour de rôle: «McCain.»!
Ouf! Quel non-sens! J'ai écouté ce débat avec beaucoup d'attention; j'y ai vu les deux candidats tenter de répondre à des questions relativement simples mais dont l'élaboration de la réponse demandait tact et précision. J'ai constaté un net contraste au niveau de l'assurance et de l'aisance entre les deux candidats et clairement, M.McCain n'était pas le vainqueur! Visiblement en manque d'arguments valables (car, en effet, son parti n'a vraiment rien de bien concret à offrir à «l'américain moyen» qui écoutait le débat dans son salon ce soir-là), il ne cessait de multiplier ses attaques contre les politiques de son adversaire au lieu de promouvoir les siennes!
Bizarrement, les analystes n'avaient pas du tout la même opinion quant au gagnant de ce débat, ce qui m'a poussé vers l'incompréhension totale: quand on regarde les sondages et qu'on écoute les experts, il y a de quoi se réconforter, mais quand on écoute monsieur et madame tout le monde, on constate qu'une bêtise collective plane dangereusement au-dessus de la nation!
La fin de cette campagne présidentielle approche; les américains auront à voter le 4 novembre prochain et, très franchement, d'un point de vue plus réaliste que celle de ces invités perdus, il est déroutant de constater dans quel cirque le parti républicain s'est embarqué en cette campagne cruciale. Le candidat John McCain se ridiculise quotidiennement avec ses propositions de «grands changements» sans vraiment rien changer, son sourire statique plein de mépris lorsqu'il est pris en faute et avec sa nouvelle «marionnette», Mme Palin, qui visiblement ne possède pas l'expérience nécessaire pour prendre la tête du pays en cas d'incapacité de la part de son chef...
J'aimerais qu'un américain résolu à voter pour le parti républicain (encore??! N'ont-ils pas eu assez de problèmes avec l'administration Bush? C'est le même parti!!) m'explique quel avantage, en tant que collectivité, la société américaine pourra tirer d'un tel gouvernement. Leurs politiques étrangères envoient des messages d'arrogance et de haine aux autres nations, leurs politiques économiques (que M.McCain avoue en entrevue ne pas bien maîtriser) sont complètement irréalistes et déconnectées des besoins de la majorité des citoyens américains, leurs vues sur l'avortement sont radicalement inhumaines (pourquoi une femme enceinte à la suite d'un viol ou d'inceste n'aurait-elle pas droit à un avortement?), le candidat à la présidence ment et se contredit d'une entrevue à l'autre, d'un débat à l'autre et d'une citation à l'autre sur les fondements mêmes de tout son plan de campagne électorale...
Vraiment, je ne comprends pas du tout ce qui peut motiver un citoyen à activement appuyer cette ligne de pensée.
Et, bien que je préfère le ton d'ouverture d'esprit sur le plan des politiques étrangères de l'équipe démocrate et que je sois impressionnée par l'assurance de Barack Obama, ce qui m'interpelle le plus dans ce camp, c'est un désir de «vision à deux faces»; dans la vie, quand on est celui qui prend les décision, qu'on dirige une entreprise, une famille ou un pays, peu importe la décision, il y aura toujours 2 côtés à considérer. Faire des choix implique toujours d'avoir à composer avec au moins 2 solutions. Cette équipe semble disposée à dialoguer et à prendre le temps d'avoir exploré plusieurs possibilités avant de prendre une grave décision telle que, par exemple, déclarer une guerre.
Je ne dis pas que les démocrates ont les meilleures solutions pour tout ou qu'ils sont définitivement les meilleurs pour diriger un pays comme les États-unis; ce que je dis, c'est que je préfère l'équilibre d'une négociation interne et d'un dialogue décisionnel que la radicalisation de ce processus en en faisant une opération inflexible et unilatérale, comme l'administration Bush l'a fait ces dernières années.
En tant que citoyenne, je préfère nettement faire confiance à celui qui me dit qu'il a une brève idée de comment il va s'y prendre pour s'occuper de tout ce qui me préoccupe, qu'il va prendre le temps d'en parler avec plusieurs personnes qui ont des opinions différentes et que c'est avec toutes les options en main qu'il prendra une décision éclairée lorsqu'il aura à le faire, que de donner mon vote à un parti qui, en plus de se contredire dans ses propres affirmations, ment aux électeurs et qui tente de séduire l'électorat féminin en recrutant, comme par magie à la dernière minute, une femme à la vice-présidence dont personne n'avait jusque-là entendu parler.
Ce qui est une chose importante à souligner d'ailleurs, car avec l'âge avancé de M.McCain, n'y a-t-il pas d'importantes chances qu'elle soit appelée à prendre sa place au cours du mandat? Pourquoi donc avoir imposé une personne aussi inexpérimentée dans une probabilité si grande?
C'est insensé qu'on puisse faire confiance à un parti aussi mal organisé, qui fait une campagne aussi cahoteuse remplie de solutions de fortune élaborées à la dernière minute et de décisions prises à la hâte sans considération pour les conséquences à long terme! Comment diriger un pays avec honneur et diligence alors qu'on mène sa campagne à la présidence en bric-à-brac? N'est-ce pas beaucoup plus ardu et compliqué de diriger un pays qu'une simple campagne? N'est-ce donc pas par la qualité de sa campagne électorale qu'un citoyen peut baser une grande partie de son jugement quand à la valeur de l'implication et la capacité d'un parti à diriger le pays?
Je ne sais pas ce qui adviendra de nos voisins du sud si le parti républicain gagne à nouveau le privilège de diriger ce puissant pays. Il me semble que l'occasion est trop belle, trop à portée de main pour ce peuple d'avoir enfin l'occasion d'être réellement fier d'être américain dans un monde où ils sont généralement perçus comme d'arrogants opportunistes. Voilà une chance unique de prouver à la face du monde, au moment même où leur économie s'écroule et qu'ils auront besoin du support des autres nations, que les gens de ce pays ne cherchent pas tant à détruire ceux qui ne pensent pas comme eux, mais bien plutôt (et sincèrement) à étendre la paix et la démocratie au-delà de leurs frontières.
Vraiment, si M.McCain accède à la présidence des États-Unis, j'comprendrai jamais!
Un extrait d'entrevue avec chaque candidat; on leur a demandé à tour de rôle la même question, soit:«Does evil exist?». Voici leurs réponses respectives!
(Il devient difficile de ne pas se moquer de M.McCain lorsqu'il se ridiculise sans l'aide de personne...Incroyablement, il est applaudi! J'comprendrai jamais...)
«...If I have to follow him to the gates of Hell, I will get Osama BenLaden and bring him to justice.»

À la fin de ce débat, une chaîne américaine présentait l'avis de simples citoyens, encore indécis avant le début du débat. L'animatrice leur demandait tout d'abord lequel des deux candidats ils considéraient être le grand gagnant de ce débat. Et, à ma grande surprise, on répondait à tour de rôle: «McCain.»!
Ouf! Quel non-sens! J'ai écouté ce débat avec beaucoup d'attention; j'y ai vu les deux candidats tenter de répondre à des questions relativement simples mais dont l'élaboration de la réponse demandait tact et précision. J'ai constaté un net contraste au niveau de l'assurance et de l'aisance entre les deux candidats et clairement, M.McCain n'était pas le vainqueur! Visiblement en manque d'arguments valables (car, en effet, son parti n'a vraiment rien de bien concret à offrir à «l'américain moyen» qui écoutait le débat dans son salon ce soir-là), il ne cessait de multiplier ses attaques contre les politiques de son adversaire au lieu de promouvoir les siennes!
Bizarrement, les analystes n'avaient pas du tout la même opinion quant au gagnant de ce débat, ce qui m'a poussé vers l'incompréhension totale: quand on regarde les sondages et qu'on écoute les experts, il y a de quoi se réconforter, mais quand on écoute monsieur et madame tout le monde, on constate qu'une bêtise collective plane dangereusement au-dessus de la nation!
La fin de cette campagne présidentielle approche; les américains auront à voter le 4 novembre prochain et, très franchement, d'un point de vue plus réaliste que celle de ces invités perdus, il est déroutant de constater dans quel cirque le parti républicain s'est embarqué en cette campagne cruciale. Le candidat John McCain se ridiculise quotidiennement avec ses propositions de «grands changements» sans vraiment rien changer, son sourire statique plein de mépris lorsqu'il est pris en faute et avec sa nouvelle «marionnette», Mme Palin, qui visiblement ne possède pas l'expérience nécessaire pour prendre la tête du pays en cas d'incapacité de la part de son chef...
J'aimerais qu'un américain résolu à voter pour le parti républicain (encore??! N'ont-ils pas eu assez de problèmes avec l'administration Bush? C'est le même parti!!) m'explique quel avantage, en tant que collectivité, la société américaine pourra tirer d'un tel gouvernement. Leurs politiques étrangères envoient des messages d'arrogance et de haine aux autres nations, leurs politiques économiques (que M.McCain avoue en entrevue ne pas bien maîtriser) sont complètement irréalistes et déconnectées des besoins de la majorité des citoyens américains, leurs vues sur l'avortement sont radicalement inhumaines (pourquoi une femme enceinte à la suite d'un viol ou d'inceste n'aurait-elle pas droit à un avortement?), le candidat à la présidence ment et se contredit d'une entrevue à l'autre, d'un débat à l'autre et d'une citation à l'autre sur les fondements mêmes de tout son plan de campagne électorale...
Vraiment, je ne comprends pas du tout ce qui peut motiver un citoyen à activement appuyer cette ligne de pensée.
Et, bien que je préfère le ton d'ouverture d'esprit sur le plan des politiques étrangères de l'équipe démocrate et que je sois impressionnée par l'assurance de Barack Obama, ce qui m'interpelle le plus dans ce camp, c'est un désir de «vision à deux faces»; dans la vie, quand on est celui qui prend les décision, qu'on dirige une entreprise, une famille ou un pays, peu importe la décision, il y aura toujours 2 côtés à considérer. Faire des choix implique toujours d'avoir à composer avec au moins 2 solutions. Cette équipe semble disposée à dialoguer et à prendre le temps d'avoir exploré plusieurs possibilités avant de prendre une grave décision telle que, par exemple, déclarer une guerre.
Je ne dis pas que les démocrates ont les meilleures solutions pour tout ou qu'ils sont définitivement les meilleurs pour diriger un pays comme les États-unis; ce que je dis, c'est que je préfère l'équilibre d'une négociation interne et d'un dialogue décisionnel que la radicalisation de ce processus en en faisant une opération inflexible et unilatérale, comme l'administration Bush l'a fait ces dernières années.
En tant que citoyenne, je préfère nettement faire confiance à celui qui me dit qu'il a une brève idée de comment il va s'y prendre pour s'occuper de tout ce qui me préoccupe, qu'il va prendre le temps d'en parler avec plusieurs personnes qui ont des opinions différentes et que c'est avec toutes les options en main qu'il prendra une décision éclairée lorsqu'il aura à le faire, que de donner mon vote à un parti qui, en plus de se contredire dans ses propres affirmations, ment aux électeurs et qui tente de séduire l'électorat féminin en recrutant, comme par magie à la dernière minute, une femme à la vice-présidence dont personne n'avait jusque-là entendu parler.
Ce qui est une chose importante à souligner d'ailleurs, car avec l'âge avancé de M.McCain, n'y a-t-il pas d'importantes chances qu'elle soit appelée à prendre sa place au cours du mandat? Pourquoi donc avoir imposé une personne aussi inexpérimentée dans une probabilité si grande?
C'est insensé qu'on puisse faire confiance à un parti aussi mal organisé, qui fait une campagne aussi cahoteuse remplie de solutions de fortune élaborées à la dernière minute et de décisions prises à la hâte sans considération pour les conséquences à long terme! Comment diriger un pays avec honneur et diligence alors qu'on mène sa campagne à la présidence en bric-à-brac? N'est-ce pas beaucoup plus ardu et compliqué de diriger un pays qu'une simple campagne? N'est-ce donc pas par la qualité de sa campagne électorale qu'un citoyen peut baser une grande partie de son jugement quand à la valeur de l'implication et la capacité d'un parti à diriger le pays?
Je ne sais pas ce qui adviendra de nos voisins du sud si le parti républicain gagne à nouveau le privilège de diriger ce puissant pays. Il me semble que l'occasion est trop belle, trop à portée de main pour ce peuple d'avoir enfin l'occasion d'être réellement fier d'être américain dans un monde où ils sont généralement perçus comme d'arrogants opportunistes. Voilà une chance unique de prouver à la face du monde, au moment même où leur économie s'écroule et qu'ils auront besoin du support des autres nations, que les gens de ce pays ne cherchent pas tant à détruire ceux qui ne pensent pas comme eux, mais bien plutôt (et sincèrement) à étendre la paix et la démocratie au-delà de leurs frontières.
Vraiment, si M.McCain accède à la présidence des États-Unis, j'comprendrai jamais!
Un extrait d'entrevue avec chaque candidat; on leur a demandé à tour de rôle la même question, soit:«Does evil exist?». Voici leurs réponses respectives!
(Il devient difficile de ne pas se moquer de M.McCain lorsqu'il se ridiculise sans l'aide de personne...Incroyablement, il est applaudi! J'comprendrai jamais...)
«...If I have to follow him to the gates of Hell, I will get Osama BenLaden and bring him to justice.»

EEEEEvil, Evil is his one and only name!
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