À la fin de ce débat, une chaîne américaine présentait l'avis de simples citoyens, encore indécis avant le début du débat. L'animatrice leur demandait tout d'abord lequel des deux candidats ils considéraient être le grand gagnant de ce débat. Et, à ma grande surprise, on répondait à tour de rôle: «McCain.»!
Ouf! Quel non-sens! J'ai écouté ce débat avec beaucoup d'attention; j'y ai vu les deux candidats tenter de répondre à des questions relativement simples mais dont l'élaboration de la réponse demandait tact et précision. J'ai constaté un net contraste au niveau de l'assurance et de l'aisance entre les deux candidats et clairement, M.McCain n'était pas le vainqueur! Visiblement en manque d'arguments valables (car, en effet, son parti n'a vraiment rien de bien concret à offrir à «l'américain moyen» qui écoutait le débat dans son salon ce soir-là), il ne cessait de multiplier ses attaques contre les politiques de son adversaire au lieu de promouvoir les siennes!
Bizarrement, les analystes n'avaient pas du tout la même opinion quant au gagnant de ce débat, ce qui m'a poussé vers l'incompréhension totale: quand on regarde les sondages et qu'on écoute les experts, il y a de quoi se réconforter, mais quand on écoute monsieur et madame tout le monde, on constate qu'une bêtise collective plane dangereusement au-dessus de la nation!
La fin de cette campagne présidentielle approche; les américains auront à voter le 4 novembre prochain et, très franchement, d'un point de vue plus réaliste que celle de ces invités perdus, il est déroutant de constater dans quel cirque le parti républicain s'est embarqué en cette campagne cruciale. Le candidat John McCain se ridiculise quotidiennement avec ses propositions de «grands changements» sans vraiment rien changer, son sourire statique plein de mépris lorsqu'il est pris en faute et avec sa nouvelle «marionnette», Mme Palin, qui visiblement ne possède pas l'expérience nécessaire pour prendre la tête du pays en cas d'incapacité de la part de son chef...
J'aimerais qu'un américain résolu à voter pour le parti républicain (encore??! N'ont-ils pas eu assez de problèmes avec l'administration Bush? C'est le même parti!!) m'explique quel avantage, en tant que collectivité, la société américaine pourra tirer d'un tel gouvernement. Leurs politiques étrangères envoient des messages d'arrogance et de haine aux autres nations, leurs politiques économiques (que M.McCain avoue en entrevue ne pas bien maîtriser) sont complètement irréalistes et déconnectées des besoins de la majorité des citoyens américains, leurs vues sur l'avortement sont radicalement inhumaines (pourquoi une femme enceinte à la suite d'un viol ou d'inceste n'aurait-elle pas droit à un avortement?), le candidat à la présidence ment et se contredit d'une entrevue à l'autre, d'un débat à l'autre et d'une citation à l'autre sur les fondements mêmes de tout son plan de campagne électorale...
Vraiment, je ne comprends pas du tout ce qui peut motiver un citoyen à activement appuyer cette ligne de pensée.
Et, bien que je préfère le ton d'ouverture d'esprit sur le plan des politiques étrangères de l'équipe démocrate et que je sois impressionnée par l'assurance de Barack Obama, ce qui m'interpelle le plus dans ce camp, c'est un désir de «vision à deux faces»; dans la vie, quand on est celui qui prend les décision, qu'on dirige une entreprise, une famille ou un pays, peu importe la décision, il y aura toujours 2 côtés à considérer. Faire des choix implique toujours d'avoir à composer avec au moins 2 solutions. Cette équipe semble disposée à dialoguer et à prendre le temps d'avoir exploré plusieurs possibilités avant de prendre une grave décision telle que, par exemple, déclarer une guerre.
Je ne dis pas que les démocrates ont les meilleures solutions pour tout ou qu'ils sont définitivement les meilleurs pour diriger un pays comme les États-unis; ce que je dis, c'est que je préfère l'équilibre d'une négociation interne et d'un dialogue décisionnel que la radicalisation de ce processus en en faisant une opération inflexible et unilatérale, comme l'administration Bush l'a fait ces dernières années.
En tant que citoyenne, je préfère nettement faire confiance à celui qui me dit qu'il a une brève idée de comment il va s'y prendre pour s'occuper de tout ce qui me préoccupe, qu'il va prendre le temps d'en parler avec plusieurs personnes qui ont des opinions différentes et que c'est avec toutes les options en main qu'il prendra une décision éclairée lorsqu'il aura à le faire, que de donner mon vote à un parti qui, en plus de se contredire dans ses propres affirmations, ment aux électeurs et qui tente de séduire l'électorat féminin en recrutant, comme par magie à la dernière minute, une femme à la vice-présidence dont personne n'avait jusque-là entendu parler.
Ce qui est une chose importante à souligner d'ailleurs, car avec l'âge avancé de M.McCain, n'y a-t-il pas d'importantes chances qu'elle soit appelée à prendre sa place au cours du mandat? Pourquoi donc avoir imposé une personne aussi inexpérimentée dans une probabilité si grande?
C'est insensé qu'on puisse faire confiance à un parti aussi mal organisé, qui fait une campagne aussi cahoteuse remplie de solutions de fortune élaborées à la dernière minute et de décisions prises à la hâte sans considération pour les conséquences à long terme! Comment diriger un pays avec honneur et diligence alors qu'on mène sa campagne à la présidence en bric-à-brac? N'est-ce pas beaucoup plus ardu et compliqué de diriger un pays qu'une simple campagne? N'est-ce donc pas par la qualité de sa campagne électorale qu'un citoyen peut baser une grande partie de son jugement quand à la valeur de l'implication et la capacité d'un parti à diriger le pays?
Je ne sais pas ce qui adviendra de nos voisins du sud si le parti républicain gagne à nouveau le privilège de diriger ce puissant pays. Il me semble que l'occasion est trop belle, trop à portée de main pour ce peuple d'avoir enfin l'occasion d'être réellement fier d'être américain dans un monde où ils sont généralement perçus comme d'arrogants opportunistes. Voilà une chance unique de prouver à la face du monde, au moment même où leur économie s'écroule et qu'ils auront besoin du support des autres nations, que les gens de ce pays ne cherchent pas tant à détruire ceux qui ne pensent pas comme eux, mais bien plutôt (et sincèrement) à étendre la paix et la démocratie au-delà de leurs frontières.
Vraiment, si M.McCain accède à la présidence des États-Unis, j'comprendrai jamais!
Un extrait d'entrevue avec chaque candidat; on leur a demandé à tour de rôle la même question, soit:«Does evil exist?». Voici leurs réponses respectives!
(Il devient difficile de ne pas se moquer de M.McCain lorsqu'il se ridiculise sans l'aide de personne...Incroyablement, il est applaudi! J'comprendrai jamais...)
«...If I have to follow him to the gates of Hell, I will get Osama BenLaden and bring him to justice.»

EEEEEvil, Evil is his one and only name!

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